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L’écho des brumes

Lancement du livre Écrits de la baleine à l'Euguélionne en 2017

Lancement du livre Écrits de la baleine à l’Euguélionne en 2017

C’est en écrivant un ouvrage poétique, et au cours de la petite enquête qui le voit naître enroulée en spirale dans l’histoire et l’influence du Québec, que je redécouvre les sentiers déjà ouverts par Pierre Falardeau : sa générosité, sa sensibilité et son humour critique, sa transmission de l’histoire de la révolte francophone toute en émotion, ses leçons politiques, le gouffre de ses dérisions.

Cependant, ma langue partisane de la non-violence garde ses distances, embrasse les femmes muselées, oubliées de l’histoire, pour laisser le souffle résister, exister dans la perspective du vivre ensemble des enfants, de l’égalité et de la diversité de leurs genres et de leurs cultures.

Je n’éviterai pas d’apprécier la sensibilité remarquable de ce bouillonnant écrivain et cinéaste et ses luttes pour l’indépendance nationale et la décolonisation dans le monde en filigrane : la transparence de ses révoltes pour la dignité des peuples à la surface des mots.

Je tire sur le fil de son histoire qui dépasse, il me conduit aux pionniers du cinéma direct québécois Pierre Perreault, Gilles Groulx et Michel Brault et aux poètes Pablo Neruda et Gaston Miron.

Je tire encore, et le fil est cassé. Les doigts d’une grand-mère autochtone brodent quelques millénaires à rattraper, tandis que le Parti patriote enlevait le droit de vote aux femmes, en 1834, pendant que l’abolition de l’esclavagisme se différait en Amérique. Je cherche encore dans l’actualité et me voilà devant un parti de droite radicale au Pays-Bas, le Parti pour la liberté, et je perds encore le fil, les repères des droits et des libertés de l’humanité. En 1996, Pierre Falardeau reçoit le prix littéraire Desjardins pour son livre La Liberté n’est pas une marque de yogourt.

Mon texte prend forme peu à peu en contrepoint au racisme et à la discrimination systémiques qui nous impliquent malgré nous, malgré nos grandes et petites occupations nord-américaines, malgré le déni de la vie qui continue. L’anaphore est implicite, le titre fait écho à mon insu à un poème diffusé sur le Web sans information sur son auteur.

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